Appel pour une fédération populaire en PACA

Par Herbé | Publié le 11 octobre

La pandémie de COVID19 a frappé le monde. Elle trouve son origine dans la prédation et le pillage de la nature qu’organisent nos sociétés. Elle a mis à nu les vulnérabilités d’un modèle s’appuyant sur les logiques du marché et du libre-échange. Elle a montré aussi à quel point « les premiers de corvée », ceux dont on ne parle jamais, ceux qu’on ne voit jamais, étaient indispensables à la vie de tou.te.s.

Aujourd’hui, la crise sanitaire et sociale se poursuit sans que l’on sache pour combien de temps. Mais les gouvernants ne veulent pas en tirer les leçons. Les soignants si applaudis, qui dénoncent, à juste titre depuis des années la destruction programmée du service public hospitalier, ont dû se contenter des miettes du Ségur de la Santé. Des centaines de milliers de travailleurs sont menacés de chômage et de régression sociale alors que les profiteurs de la crise ne sont pas mis à contribution, et pire, ont accru leurs profits pendant la pandémie.

Les grandes entreprises profitent de l’argent public, sans aucune contrepartie en termes d’emplois et d’engagements écologiques. La prise de conscience citoyenne de l’urgence climatique et de la destruction de la biodiversité ne se traduit pas dans les décisions politiques. D’ailleurs, les propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat, dont 90 % sont compatibles avec le programme « l’Avenir en commun », attendent toujours leur mise en œuvre, malgré les promesses du président Macron !

En mars 2021 auront lieu les élections régionales et départementales. Disons-le clairement : elles ne permettront pas de régler tous les problèmes. Pourtant, ce rendez-vous est l’occasion d’appeler à porter des causes communes : répondre à l’urgence sociale, préparer les grandes bifurcations écologiques et engager la transformation démocratique.

Par cet appel, nous décidons de porter à cette occasion des causes communes :

  • La mise en place d’un bouclier social et sanitaire : sauver les emplois d’aujourd’hui en conditionnant les aides publiques aux entreprises ; œuvrer à la gratuité de services essentiels comme les masques, la restauration scolaire en collège et lycée, ou les transports scolaires ; agir pour l’égalité entre les territoires par les services publics de proximité et la relocalisation d’activités économiques.
  • La bifurcation écologique : stopper l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets inutiles et imposés, donner la priorité au transport collectif en développant les lignes d’intérêt local et en adoptant une politique tarifaire attractive, lancer un véritable plan de relance pour la transition énergétique, et un vaste programme de rénovation thermique des logements collectifs, créer des milliers d’emplois dans l’agriculture paysanne en alimentant les cantines scolaires en produits locaux et bio.
  • La rénovation démocratique au service de l’intérêt général : favoriser et s’appuyer sur l’implication citoyenne et la souveraineté populaire avec l’outil du Référendum d’Initiative Citoyenne local et les budgets participatifs, démocratiser le fonctionnement des assemblées locales, passer à une gestion publique, citoyenne et écologique de l’eau, stopper la soumission des associations aux critères du marché.

Ces ambitions s’inscrivent nécessairement en opposition à une politique gouvernementale qui met ses pas dans les logiques libérales qui nous ont conduit dans le mur. Elles visent aussi à bâtir une alternative écologique, sociale et démocratique à la politique libérale et conservatrice menée par la majorité « Les Républicains » au Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, au sein duquel depuis 5 années, ils n’ont pour seule opposition fantomatique et complice, que les élu-e-s- du Rassemblement National… cette absence de contre-pouvoir est un boulevard pour la casse et la marchandisation de nos services publics, et la mise en œuvre de grands projets inutiles !

Ainsi, il n’est pas question d’accepter le refus d’introduire de véritables conditions sociales et écologiques aux aides publiques dispensées par la région . Il n’est pas question de consentir à la hausse de la carte de transports ZOU de plus de 100 % alors que nous devrions encourager nos concitoyen.ne.s à utiliser davantage les transports publics et viser la gratuité . Il n’est pas question de soutenir des projets ruineux et désastreux pour l’environnement, comme la construction d’une nouvelle gare souterraine à Marseille, sans qu’aucun débat public n’ait eu lieu . Il n’est pas question d’admettre la passivité de l’institution régionale face à la crise sociale qui frappe durement l’économie de notre région . Nous ne le pouvons pas.

A chaque nouveau rendez-vous électoral, la progression de l’abstention, particulièrement dans la jeunesse et les milieux populaires, démontre le rejet grandissant de nos concitoyen-ne-s pour les institutions d’une 5ème République moribonde. Face à cette grève civique, la France Insoumise maintient son cap, celui d’être le mouvement dédié à la révolution citoyenne. Elle œuvre ainsi à fédérer le peuple sur un programme partagé et populaire.

C’est pourquoi nous voulons porter une autre ambition, ouvrir une autre voie pour notre région et nos départements en s’inscrivant dans un cadre national cohérent. Nous voulons le faire avec les citoyennes et les citoyens engagé.e.s dans les combats écologiques, sociaux et démocratiques ; avec les gilets jaunes et les membres des associations, des ONG, des syndicats qui partagent ces combats ; avec les forces politiques qui se retrouvent dans ces objectifs avec l’ambition de les rendre majoritaires en mars prochain.

Les élections, se feront avec le peuple ! Fédérons-nous !
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