L’austérité dès 2023, si ....

Le pacte de stabilité est déjà dans les cartons

Par Herbé | Publié le 23 septembre
La dette publique

Un nouveau pacte de stabilité, pourquoi faire ? Réduire les déficits. Pour essayer de comprendre examinons l’activité économique du pays.

Structure de l’activité économique

Quatre composantes

  • La consommation qui dépend du niveau des salaires
  • L’investissement privé qui lui dépend des dividendes et de l’appel de la sphère financière
  • Les exportations qui procèdent des conjectures
  • La dépense publique
    Quand les trois premières composantes s’effondrent, les gouvernants s’attaquent à la dépense publique !
    Nos libéraux avancés n’ont que ce refrain à la bouche, formatés qu’ils sont par nos grandes écoles.
    Chanson totalement inadaptée dans cette partie du monde où dettes et déficits sont les plus faibles du monde. Mais, la dépense publique qu’es aco ?

La dépense publique qu’es aco ?

1. C’est d’abord la fonction publique, la gratuité de la santé et de l’éducation D’après Thomas Porcher, cette partie là (18%) est stable depuis 1978 ! Il n’y a donc ni profusion de fonctionnaires, ni pléthore de dépenses inutiles de l’administration (Cette part est plus faible qu’au Royaume-Uni, pays on ne peu plus libéral).
2. C’est aussi les prestations (allocations chomage et retraites) et les transferts (crédits d’impôts pour raison structurelles : vieillissement de la population, crises économiques ou sanitaires)
La dépense publique représente donc une importante somme d’argent. Mais où va-t-il tout ce pognon de dingue ? Vers le privé ! En effet, les gens consomment et cela profite en grande partie à l’activité privée tout en offrant des revvenus aux vieux, aux maldes, aux chomeurs.
Quoi de plus beaux que les concepts d’Egalité et de Fraternité ?
Cette dette publique représente 57% du PIB. Pas de conclusion hâtive, la dépense privée n’est pas de 43%. C’EST UNE IDEE FAUSSE !
En effet, le PIB n’est qu’une valeur de comparaison, la dette privée (investissements, transferts, salaires) représente 200% du PIB.
Maintenant que nous savons ce qu’est la dette publique, il est légitime de s’interroger comment on réduite cette dette.

Où coupe-t-on ?

Dans les hôpitaux ? Dans l’éducation ? Les retraites ?
Quand on sait ce qui compose la dette publique, le bon sens, la simple humanité devrait rendre difficile la coupe budgétaire. Sauf pour nos penseurs de think tank et les politiques libéraux, hautement soutenus par la propagande des éditorialistes du matin.
Et, ils sont prêts à pousser le bouchon très loin en assurant la promotion des idées de compression de la dette publique et d’inscription dans la constitution dès 2027 !!!!!

Vous la sentez venir l’austérité ?

Mémento remember : on nous a déjà joué le coup (coût ?) en 2011 pour éponger la crise de 2008, avec un pacte de stabilité européen.
Notre premier de la classe, face à Angela, veut montrer qu’il est encore et toujours un bon élève du système.

Donc, si par malheur, ce président est réélu, son prochain mandat respirera l’austérité avec un nouveau pacte de stabilité, français cette fois, dont le seul but sera de réduire les déficits.

C’est donc l’annonce de la casse du secteur public : on va taper dans les retraites, les allocations chômage et les moyens donnés à la Santé et à l’Education.

Bref, c’est une erreur économique comme l’a montré, Olivier Blanchard, ex du FMI.
Ce que prône le chef de l’Etat est donc une aberration, car c’est une majorité de français qui subira la baisse d’activité, le peu de créations d’emploi pour la génération entrante sur le marché, la moins bonne qualité du service public .....

Un excellent carburant pour les extrêmes.}

Article réalisé avec le concours de Thomas Porcher, économiste attéré

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