La primaire verte

L’avidité de pouvoir face à l’idéal vert

Par Herbé | Publié le 20 septembre
Primaire chez les verts

L’anticapitalisme fait peur.

En mai 2020 j’écrivais
Cependant, les forces de la réaction, même ici dans le canton, ne dorment pas. Après les Duflot et Hulot, v’là le Jadot nouveau qui se pointe, fort de ses 14 % aux européennes.
Il se présente déjà comme l’homme providentiel. Un géant Vert aux pieds d’argile parce qu’il occulte une vérité inconfortable : il ne rompt pas avec le capitalisme. Le gros mot est lâché. Rompre avec le capitalisme, responsable de tous les maux de la planète (la crise du Covid nous en a apporté quelques preuves supplémentaires). L’anticapitalisme fait peur. Parole d’artificier, c’est une barrière psychologique à faire sauter : extraire de la mémoire collective ce couteau sanglant entre les dents !
Sans cette rupture capitale, ce Vert qui se veut géant, si on lui lâche la bride, va nous faire perdre encore cinq années. Le pays et la Terre ne peuvent se le permettre. Ça urge.

Aujourd’hui nous y sommes ou presque

Le libéralisme écologiste semble confirmer la tendance du parti Vert : ce sera une finale Rousseau vs Jadot.
Je constate que ceux qui incarnent le libéralisme écologique (Governatori, Batho et Jadot) font 52,4% quand la tendance "écologie sociale" (Rousseau, Piolle) score à près de 5% de moins.

Ces résultats préfigurent-ils ma prévision ci-dessus ?
Les tenants de l’idéologie de marché (Macron et Européo-compatibles) semblable à celle qui a gratté quelques marocains macroniens, semblent faire course en tête.

Militantes et militants Verts arriveront-ils à convaincre de construire un programme d’urgence sociale comme une priorité face à l’urgence environnementale ?

Et ici, dans notre canton, quelle analyse font nos Verts champsaurins et gaudemarvallois ?

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