Le salaire de la sueur

Le travail, Atelier Buissard

Par François | Publié le 31 juillet
  • Je me souviens de mon voisin mitoyen, chauffeur routier transportant des légumes. Il rentrait tard après 12 ou 14 heures de conduite. Son dos en vrac, sa glacière bleue lui tirant le bras et son visage noir bronzé par la poussière. Il me regardait en disant : " Bonne nuit !" Mais, à mon sens, c’était mon propre regard qui lui inspirait ces mots. Nos sourires en disaient long. Parfois, malheureusement je le réveillais en jouant de la trompette et lui, tambourinait dans le mur.
  • Je me souviens que l’on me posait cette question : "- Qu’est-ce-que tu veux faire dans la vie ? - Musicien ! - Mais ce n’est pas un travail !"
  • Je me souviens de ces mots : " Vivement la retraite, vivement la paix, la tranquillité ! " venant de ces hommes qui auront tant donné pour vivre ces instants de repos ...
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