Pour trois malhreuses lettres en fleurs à Gap

Pourrait-on faire autrement ?

Par Carole-Claudine Herard | Publié le 25 juillet

Non, je n’ai pas aimé que cet employé se casse le dos pour tondre l’herbe entre les lettres fleuries G.A.P, dans la montée du Col Bayard.
C’est une idée du monde d’avant, des années 60, 70, décidée par les conseils municipaux pour faire plaisir aux automobilistes de passage en ville. Oui, d’accord, c’était une idée charmante il y a 50 ans, en plaine...Oui, à cette époque, aux abords d’une ville pleine d’immeubles. Mais pas du tout en 2020 à l’entrée de Gap dans une pente à fort pourcentage nécessitant tontes et arrosages... Gap, mérite mieux que cette image d’un ouvrier à bout de forces dans le Col Bayard. Cette pente offre de plus de beaux arbres et de belles vues, à mettre en valeur .
A un moment où l’eau va venir à manquer, où les engins à moteur creusent encore davantage la couche d’ozone, à un moment où l’homme cherche à utiliser dans le travail toutes ses ressources pour apprendre et être heureux, trouvons d’autres solutions que s’exténuer au travail : des lettres en rochers ou en pierres au milieu d’une végétation ne nécessitant aucun entretien : thym, trèfles, silène acaule, rosiers couvre-sol, sedums, coquelicots... Ou de simples prairies fleuries de plantes endémiques des Hautes-Alpes. Pas de tondeuse, pas d’homme souffrant. J’espère ne plus jamais voir cela en descendant sur Gap.

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