Se poser à Saint-Julien

Par Carole-Claudine Herard | Publié le 28 mars

Voilà, il y a 17 ans en 2003, j’ai trouvé un terrain à acheter dans un petit lotissement à Saint-Julien-en-Champsaur. Emprunt et j’ai poursuivi ma carrière comme professeur en lycée général à côté de Besançon, jusqu’à la date de ma retraite en 2009.

Pourquoi m’installer dans un petit village, dans les Hautes-Alpes, avec très peu de maisons nouvelles à l’époque, sans commerces, sans commodités particulières, et surtout sans connaissances pour me soutenir et m’épauler ? Mes deux seules amies habitent La Bâtie-Neuve et Sigoyer. D’autres amies ont pris leur quartier à Besançon, autre endroit qui peut paraître attrayant avec les quais du Doubs et leurs jardins et les aménagements modernes et généreux de la voirie et des quartiers, par la municipalité de Besançon à partir de 2005. Non, cela ne m’attirait pas pour ma retraite.

Le calme, la retraite, le retrait, le rejet de l’agitation futile, des plaisirs surfaits des cafés en terrasse, des cinémas ou autres spectacles, voilà ce qui m’a rivé à Saint-Julien.

J’aimais les montagnes, l’effort, la grimpe, les chemins, les marcheurs et marcheuses avec moi, à mes côtés, le moment au-dessus, l’envie d’y rester, de s’étendre dans l’herbe, l’envie impossible à satisfaire que cela dure. Car c’est l’heure de descendre, sinon pas le temps d’arriver au refuge ou alors chez soi, à la bonne heure, le soir. Cela, je l’ai connu aussi dans les Alpes du Nord avec le CAF de Besançon pendant une dizaine d’années, puis dans les Hautes-Alpes également pendant 5 à 6 ans, avec des groupes d’amis randonneurs.

Le pic le plus intéressant fut l’année 2004, avec la grimpe de six sommets à plus de 3 000 m, grâce à 3 membres d’une famille de Saint- Laurent du Cros, de la route de Romette au Col de Manse et de Gap.

Voilà, je suis heureuse à Saint-Julien ; les montagnes m’entourent, mes jambes vont sans doute encore me porter et m’aider à m’y promener.

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